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La distillation…

L'entraînement à la vapeur d'eau (ou distillation) est l'un des procédés d'extraction les plus anciens apportés par les arabes. Le but est d'entraîner avec la vapeur d'eau les constituants volatils des produits bruts. La vapeur, chargée de l’essence, se condense dans le serpentin afin d'être récupérée dans les "essenciers" (vases de décantation pour les huiles essentielles) où la séparation
eau ,essence se fait automatiquement par différence de densité.
L'extraction

Chargement des pétales de roses dans le distillateur (extracteur)…
Elle consiste à traiter la matière première dans un extracteur au moyen d'un solvant volatil. Ce dernier, chargé du parfum des matières odorantes passe dans un concentrateur où il est partiellement distillé. On obtient une "concrète" qui est brassée avec de l'alcool puis filtrée et glacée afin d'extraire les cires végétales non miscibles dans l'alcool. L’essence pure ou "absolue" est obtenue après une dernière concentration.
L’effleurage

Gravure (fin XIXème). Les châssis préparés sont entassés derrière les ouvrières.
Dès l'antiquité, l'homme avait remarqué le pouvoir des graisses et des huiles à absorber les odeurs. Mais il a fallu attendre le XIXème siècle pour extraire, à l'aide de l'éthanol, le "principe odorant" des matières premières absorbées par les graisses.

Enfleurage manuel à froid (début du siècle)
Ce principe employé naguère consistait à disposer des fleurs fraîches et fragiles (jasmin, tubéreuses, violette, …) sur des châssis de verre enduits de graisse (mélange de bœuf et de porc). Selon les espèces, les fleurs étaient renouvelées tous les 3, 5 ou 7 jours.

Châssis d'enfleurage à froid de pétales de roses
Ces graisses, parfumées et traitées à l'alcool dans des batteuses, permettaient d'obtenir des pommades, elles aussi parfumées et employées telles quelles pour les cosmétiques ou
"épuisées" par l'alcool pour la parfumerie. Il fallait environ une tonne de fleurs de jasmin pour obtenir un litre d'absolue de jasmin. Les fleurs moins fragiles supportaient un enfleurage à chaud. Elles infusaient en moyenne 24 heures dans des graisses fondues ou huiles chauffées à 60 - 70 °. Ces dernières étaient ensuite filtrées ou essorées. Les pommades ainsi obtenues avaient les mêmes emplois.

L'absolue de civette, sécrétion glandulaire d'un petit mammifère vivant en Ethiopie est très puissante et intervenait comme fixateur dans la parfumerie fine. Elle est remplacée actuellement par des substances de synthèse.

Champ de lavande sur le sol rocailleux et calcaire du Lubéron. La lavande aspic adaptée à la chaleur croît entre 200 et 500m d'altitude tandis que la lavande fine s'épanouit entre 600 et 1600
mètres. Chaque année de 50 à 100 tonnes d'essence de lavande distillée alimentent parfumerie et cosmétologie.

Atelier d'extraction des résinoïdes. La filtration recueille les cires végétales. On peut lire devant l'un des filtres : vétyver. C'est une racine originaire des pays tropicaux (Indonésie, Réunion, Brésil, Chine, Angola) source de matière première aromatique utilisé pour les parfums masculins.

A Grasse l'industrie du parfum se veut encore très artisanale.
Étiquetage manuel des flacons.
Tous les flacons sont emballés manuellement.
Aujourd'hui la science a rattrapé les traditions.
La cosmétique moderne devient exigeante tant sur la qualité que sur l'origine
naturelle et éthique de ses produits.
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